Table Ronde Emile Coué Samedi 12 Septembre

Trois auteurs,
Trois regards.
Trois façons d’aborder une même personnalité hors du commun.

Retour sur …

Publication de Ginette Tanzi

LES RENCONTRES LITTERAIRES DE VILLERS-LÈS-NANCY
en association avec « Sur les pas de Coué »

Table ronde avec Etienne Kern, Gilles Laporte et Luc Teyssier d’Orfeuil
en commémoration du centenaire du décès d’Émile Coué
La rencontre de rentrée a lieu à 18h30 dans le Château de Madame de Graffigny devant un
auditoire si nombreux que les places manquent !
Elle a été organisée avec l’association « Sur les Pas de Coué » qui commémore cette année le
centenaire du décès d’Emile Coué. La Présidente, Madame Bolusset-Sabisch, présentera
l’association et le personnage.
Nicole Bardin-Laporte commence la séance en proposant d’écouter « Dans la vie faut pas s’en
faire » de Maurice Chevalier. Comment mieux inspirer l’ambiance des entretiens et de la théorie
d’Emile Coué ?
Nous avons tous une pensée pour Francis Sigrist si assidu aux soirées littéraires et dont Nicole
souligne la présence bienveillante et active. Nous avons tous un grand chagrin.
La parole est donnée ensuite à la Présidente de l’association et à Monsieur le Maire de Villers.
Nicole présente alors les trois invités écrivains : Étienne Kern, Gilles Laporte, Luc Teyssier
d’Orfeuil et propose une brève biographie de chacun par ordre alphabétique.
Étienne Kern est enseignant en classe préparatoire de Lettres après une agrégation à l’Ecole
Normale Supérieure de Paris. Il a obtenu le Goncourt du premier roman pour « les envolés » et
aussi le Prix Erckmann Chatrian pour « la vie meilleure ».
Gilles Laporte est un auteur lorrain très connu et reconnu. Philosophe, écrivain, scénariste, il
publie de la poésie puis du théâtre, des nouvelles et, à partir de 1983, des romans. « Le Moulin
du Roué » obtient le prix Erckmann-Chatrian et beaucoup sont reconnus par des prix
prestigieux.
Luc Teyssier d’Orfeuil, très timide et réservé à l’école, dit-il, se crée une thérapie : le théâtre.
Comédien au théâtre, figurant au cinéma, il rencontre son futur associé et fonde avec lui un
atelier d’entraînement pour comédiens professionnels, puis en 2001, il crée
« Pygmalion Communication » qui aide des personnages publics à travailler leur prise de parole.
Alors il commence à travailler à pratiquer la méthode Coué et sa technique repose sur la
maîtrise de l’autosuggestion consciente. Il est ainsi amené à rédiger des ouvrages de pratique et
d’explication de ces techniques.
Les livres des trois auteurs consacrés à Emile Coué sont à l’honneur et, pour mieux aborder leur
style et leur spécificité, Nicole donne la parole à Jean-Pascal, Dominique et Marc.Jean-Pascal lit un extrait de « La Vie meilleure » d’Etienne Kern (Gallimard), Dominique un extrait
du livre de Luc Teyssier d’Orfeuil : « Cent ans de Méthode Coué » et Marc un extrait du roman
historique de Gilles Laporte « Une Fleur au Cœur d’Or » (Presses de la Cité). Les trois livres sont
différents, l’intention et le but de chacun des auteurs sont différents. Émotion chez Etienne Kern
qui crée une biographie romancée, Gilles Laporte fait revivre Émile Coué et ses amis de l’École
de Nancy, en particulier Victor Lemoine, beau-père d’Émile Coué. Le contexte de l’époque est
important : renouveau artistique, découverte du rôle et de l’importance de la psychologie.
Ainsi ce roman qui célèbre Nancy et la Lorraine est-il aussi historique.
L’œuvre de Luc retrace la méthode de Coué et la présente dans un livre récapitulatif : « Cent ans
de Méthode Coué » (Pygmalion Communication). Luc pratique le coaching et forme les gens à
apprendre comment aller mieux.
Les trois ouvrages font référence à Monsieur Émile Francis Exupère Coué qui a fondé « La
Méthode Coué ». Il nous explique les principes de l’autosuggestion consciente et du pouvoir de
l’imagination. La volonté n’a pas ce pouvoir. Il faut lâcher prise et imaginer « Je réussis… Je vais
bien ! », et le répéter avec conviction. Le corps joue aussi son rôle.
Pour mieux connaître la Méthode Coué et son auteur, trois nouvelles lectures sont proposées :
à nouveau un extrait de « La Vie meilleure » lu par Jean-Pascal, puis « Cent ans de Méthode
Coué » lu par Dominique. Et enfin un extrait d’« Une Fleur au Cœur d’Or » lu par Marc.
Nicole prend la parole pour interroger les auteurs : on redécouvre Emile Coué, mais, continue￾t-il à nous interpeller, à nous intéresser ? Comment serait-il perçu aujourd’hui ? « Il serait un
homme de son époque, sans doute sur les réseaux sociaux » affirme Étienne Kern. En effet, dans
notre monde en grande tourmente, nous ne risquons rien de répéter 20 fois chaque jour « Tous
les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux ». Formule connue : Emile Coué a
parcouru le monde pour faire connaître sa méthode !
La parole est donnée à Dominique puis au public.
« Qu’aimeriez-vous qu’il retienne de votre livre ? » demande Dominique.
« Floraison, guérison » pour Etienne Kern. « Imagination, fraternité » affirme Gilles Laporte, Luc
assure qu’une phrase va lui revenir.
Puis Nicole conclut en citant Émile Coué et en souhaitant à tous d’aller « Tous les jours, à tous
points de vue, de mieux en mieux » et affirme selon Coué que « la pratique du bien porte en elle
sa récompense, et cette récompense, c’est le bonheur ».
Nous terminons une soirée particulièrement intéressante, féconde et enrichissante. L’auditoire
est séduit !
Merci à tous : les auteurs, Nicole, les lecteurs et le public.

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